Entretien exclusif du Quotidien National El Watan avec le Professeur Abdelmalek Danoune. DG du CHU de Béjaïa


Le 21-02-2018


«Le départ de chirurgiens vers le privé est un phénomène national».

Nous avons suivi ces jours-ci une certaine polémique en rapport avec le service de chirurgie générale du CHU.
Y a-t-il malaise ?
Plutôt que de parler de malaise, je dirai qu’il y a dynamique positive où l’objectif institutionnel est jalousement conservé. Je m’explique : on parle de départ dans le privé de certains chirurgiens. En effet, c’est une réalité et c’est un phénomène national.
De grands professeurs de chirurgie, de cardiologie, de néphrologie, de radiologie et d’autres spécialités encore sont partis s’installer dans le privé. Ce n’est pas une réalité bougiote, c’est national. Concernant le CHU de Béjaïa, je dirai que ceux qui sont partis l’ont fait par choix et non parce qu’ils y ont été poussés. Si c’était le cas, le partenaire social, le syndicat des praticiens spécialistes, m’aurait interpellé immédiatement.
En effet, j’ai eu à expliquer dans des réunions avec les partenaires concernés les motivations des uns et des autres et en partageant avec eux les défaillances constatées sur le terrain. Quand l’accompagnement est nécessaire pour améliorer les pratiques, donc le service rendu, nous le faisons. A ce jour, deux formations sur l’accueil et l’orientation ont été organisées et d’autres sont au programme concernant tous les corps.
C’est quand même dommage de venir rappeler que le patient nécessite de l’écoute et de l’empathie. Nous sommes tous responsables chacun à son niveau et nous devons tous assumer. A ceux qui parlent d’aventuriers au CHU, je réplique en rappelant que notre seul objectif est de permettre à tout praticien d’exercer son art.
L’expertise de tous nous intéresse et je souhaite leur adhésion pour bâtir ensemble ce CHU et cette faculté de médecine qui sont encore nouveau-nés. L’histoire ne peut pas s’accommoder d’approximation et d’hésitations car il s’agit de l’intérêt des malades et des étudiants.

Des voix s’élèvent pour dire que le matériel destiné à une salle de cathétérisme est dans des cartons...
Oui, j’en ai entendu parler et j’ai mis personnellement cela sur le compte de l’impatience des usagers et de leurs familles, car malheureusement les malades sont transférés pour les pace et les stent soit à Tizi Ouzou, soit à Alger, avec toutes les contraintes objectives que nous rencontrons, comme la surcharge des routes et les retards de prise en charge.
La cardiologie interventionnelle à Béjaïa est un rêve tant caressé, comme la pénétrante, le gaz pour tous et le CHU. Elle permettra à la wilaya de prendre en charge la pathologie cardiaque, y compris faire des gestes invasifs tels que la pose de pacemaker, de stents, la coronographie, voire même le développement de techniques qui vont nous distinguer des autres établissements du pays : les techniques d’ablation qui coûtent les yeux de la tête à l’Etat lors de transferts à l’étranger.
Il s’agit donc d’une opération acquise après trois années de lutte acharnée et inscrite sous l’intitulé «Acquisition, pré-installation et mise en service d’une salle d’angiographie mixte coronaire et vasculaire diagnostique et interventionnelle au profit du service de cardiologie du CHU Béjaïa».
Nous sommes dans les délais pour sa mise en service et Béjaïa aura sa salle de cathé très bientôt, baptisée des noms de deux prestigieux médecins, mon maître, le professeur Christian Cabrol, médecin des pauvres à Paris, et le docteur Abdelkader Belabès, médecin des pauvres à Béjaïa. Connaissant la transition épidémiologique et le pourcentage des affections cardiovasculaires, on ne peut pas se payer le luxe d’être hors jeu sur cette question.
Par ces actions qui demandent beaucoup d’énergie et de disponibilité et grâce au soutien des pouvoirs publics qui ne demandent qu’à être éclairés et sollicités à temps, le CHU de Béjaïa est au cœur même de sa responsabilité sociale, quand bien même la contrainte infrastructurelle serait permanente.
En effet, avec ses structures éclatées (Khelil Amrane, Targa Ouzemour et Frantz Fanon), le CHU se trouve malheureusement le moins pourvu en lits d’hospitalisation, avec 470 lits pour une population de presque un million d’habitants.
A propos de la chirurgie, d’aucuns espèrent voir se raccourcir les délais d’attente pour les rendez-vous. Y a-t-il une solution pour arriver à cela ?
Nous avons inscrit pour la chirurgie justement, dans une dynamique de «ceinture de l’ogresse de la santé» dans la wilaya, pour paraphraser quelqu’un, un dispositif de jumelage intra-wilaya et inter-wilaya.
Ce dispositif consiste à mobiliser durant les week-ends les équipes du CHU dans toutes les disciplines au niveau des EPH de la wilaya, Kherrata, Aokas, Amizour, Sidi Aich et Akbou, en prenant en charge les patients présentant des pathologies bénignes nécessitant un geste chirurgical (lithiase vésiculaire, hernie, ectopie testiculaire…).
Ce programme qui répond aux instructions de Monsieur le ministre de la Santé vise à assurer une solidarité régionale intra et inter-wilaya, appelée jumelage, qui va permettre au CHU de récupérer sa vocation première qui est les soins de haut niveau, formation et recherche. Les directeurs des EPH, les chirurgiens, les AMAR sont tous invités à réussir cette action humanitaire d’envergure.

Pour finir, y a-t-il un espoir de voir le personnel du CHU s’humaniser dans ses relations avec les patients et leurs
accompagnateurs ?
Bien sûr que oui, d’autant plus que dans les orientations de la World Federation of Medicine (Fédération internationale de médecine) le premier critère exigé pour entrer dans le temple de la médecine réside justement dans les prédispositions psychologiques d’humanisme, de don de soi, d’altruisme et la passion pour ce métier ô combien noble mais souvent ingrat.
Tout cela entre justement dans la qualification de médecins Cinq étoiles, défendue par la Sidmef (Confédération internationale des doyens des facultés de médecine d’expression française) dont les experts ont eu déjà à nous orienter sur ce registre à Béjaïa.
A ce titre, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, dans ses dernières orientations, a inscrit en priorité pour l’année 2018 une formation sur l’accueil et l’orientation en milieu hospitalier. Sinon, pour conclure, il ne devrait pas y avoir de lieu plus humanisé qu’un établissement de santé.

Par Kamel Medjdoub
Le Quotidien National El Watan du 21.02.2018

Également au CHU

Entretien avec le quotidien National El- Watan

' Malek Danoune. DG du CHU de Béjaïa «Bientôt les greffes rénales et de la cornée» - Le CHU de Béjaïa a été primé tout récemment. Que signifie cette distinction ? La distinction en or consentie par le Bureau international du développement ( World Quality Commitment) est la consécration méritée d’un travail d’équipe, soutenue par sa tutelle, le MSPRH, et le travail de qualité fourni à tous les niveaux depuis l’ouvrier spécialisé, technicien de sol, jusqu’au Professeur chef de service. Nous allons recevoir le prix le 24 de ce mois à Paris, au Palais des Congrès. Nous avons été classés deuxième établissement derrière un établissement privé du Qatar. - C’est le premier prix du genre pour un établissement de santé algérien ? Oui, c’est le premier. - Quel sont les critères pris en compte ? On se base sur la qualité de la gestion de tous les jours, par exemple les requêtes auxquelles il faut répondre dans les délais, la gestion des dossiers, …. Il s’agit de la gestion de la qualité d’une façon générale, mais ce sont surtout les performances faites par un établissement en un délai court. Nous avons transformé l’offre de soins en l’espace de deux ans et demi. La pédiatrie qui était prise en charge par des médecins généralistes, expérimentés, est actuellement prise en charge totalement par des pédiatres, dont des professeurs. D’autres spécialités ont été créées, comme les explorations électro-neurophysiologiques qui se font actuellement et les malades ne vont plus à Alger. Il y a le projet des greffes que nous allons démarrer tous azimuts. Nous sommes aussi en phase finale pour démarrer le dossier électronique du malade, désormais dès que le malade arrive aux urgences les renseignements qui le concernent sont saisis sur une base de données. C’est une gestion moderne de l’établissement. - Restons dans les prix. Vous envisagez de créer un prix distinctif pour le personnel du CHU. En quoi consiste-t-il ? Pour donner l’esprit d’appartenance aux travailleurs et les motiver, nous allons donc élire les meilleurs dans tous les domaines et nous organiserons pour cela une grande fête en décembre. Nous allons prendre par exemple le meilleur dans l’hygiène, le meilleur surveillant, la meilleure sage-femme, …. Toutes les catégories sont concernées, et ce, jusqu’aux spécialistes et professeurs. Les critères ce sont eux qui vont les établir et il y aura un vote. - Justement puisque vous avez parlé de greffes, on attend du CHU qu’il prenne en charge certaines greffes, dont celle rénale. Quand cela serait-il possible ? On a pris l’engagement devant le ministre de démarrer le premier semestre 2016. Nous avons déjà une équipe qui est sur place et qui sera renforcée par une autre équipe du Dr. Saoui, qui est animateur à l’hôpital Mustapha Bacha. Mustapha dispose de deux équipes, et l’une d’elle souhaite démarrer à Béjaïa dont les malades sont obligés d’aller soit à Tizi Ouzou, soit à Mustapha. La greffe de la cornée démarrera bientôt, nous avons une réunion dimanche avec l’équipe d’ophtalmologie pour arrêter un programme, commander des greffons pour démarrer le premier semestre 2016. Et enfin, les implants cochléaires qui seront faits en ORL aussi. - Est-ce à dire qu’on s’attend à un renfort de spécialistes ? Tout à fait. Le Professeur Nehal, pneumo-phtisiologue du CHU de Rouiba va certainement rejoindre Béjaïa. Le 13 du mois prochain, le pacte sera conclu. Le Professeur Kara, qui a quitté Béjaïa en raison de l’indisponibilité d’un logement de fonction revient à de meilleurs sentiments depuis que M. le wali a débloqué la situation pendante des 12 logements acquis par l’APW pour le compte des Professeurs chefs de service du CHUB. Si l’on ajoute les pourparlers très avancés avec d’autres compétences nationales jeunes disciplinées et engagées, dans différentes disciplines (chirurgie de transplantation, imagerie, psychiatrie...) on peut avancer sans risque de se tromper que l’avenir médical et scientifique de la ville est assuré. Pour la chirurgie thoracique, par exemple, une équipe a souhaité venir et démarrer cette spécialité à Béjaïa. Je suis chirurgien vasculaire et je n’arrive pas à exercer jusqu’à présent parce qu’il n’y a pas de service, mais avec la nouvelle structure, il y aura le service de chirurgie vasculaire et celui de chirurgie thoracique. Si on acquiert des équipements, on pourra même aller à la chirurgie cardiaque. Il y a deux éléments de l’équipe du Pr. Chaouche qui souhaitent venir aussi à Béjaïa et on pourra lancer inchallah cette spécialité. - C’est en voie de concrétisation ou juste un vœu ? Ils ont pris leurs documents de mutation, je les rencontrerai le 2 novembre. Avant décembre, ils seront des nôtres. - Une nouvelle structure a été dégagée à Sidi Ali Lebhar au profit du CHU. A quoi servira-t-elle ? Elle servira à créer les services que nous n’avons pas créés à ce jour, c’est-à-dire le service de rééducation, probablement le service de médecine qui sera géré par le Pr. Bouali et un autre par Mme la professeur Bouali. Nous pensons aussi à une partie de la maternité. Nous allons nous déplacer avec le Conseil consultatif et voir sur place quelles seront les possibilités. Pourquoi pas un service des urgences. C’est un bâtiment de l’OPGI qui était destiné à un marché de proximité. On le modifiera en fonction des orientations du Conseil consultatif. Entretien Réalisé par Kamel Medjdoub. le 20.10.15 Bureau de l’Information, de la Communication et de l’Audio-Visuel du CHU de Bejaia. '

CHU Béjaia Le 28-10-2015

Une journée de Formation Médicale et Paramédicale Continue, « Vivons longtemps avec le cancer ».

'Sous le Haut Patronage de Monsieur le Wali de Bejaia, le Centre Hospitalo-universisaire de Bejaia en collaboration avec la Direction de la Santé et de la Population, organise à l’occasion du mois rose, une journée de Formation Médicale et Paramédicale Continue. « Vivons longtemps avec le cancer », tel qu’il est le slogan choisi pour la journée. La manifestation aura lieu le Jeudi 29 Octobre 2015 au niveau de l’Auditorium Aboudaou, Université de Bejaia. Ci-joint programme scientifique. Sous le Haut Patronage de Monsieur le Wali de Bejaia le Centre Hospitalo-universisaire de Bejaia en collaboration avec la Direction de la Santé et de la Population Organisent Journée de Formation Médicale et Paramédicale Continue « MOIS ROSE A BEJAIA » Sous le slogan « Vivons longtemps avec le cancer » Le Jeudi 29 Octobre 2015 Auditorium Aboudaou Programme Scientifique Première Séance Président de la séance : Pr Ait Bachir Modérateurs : Pr Bouali, Pr lakhdari, Pr Selahi  Communications ; • 08H30- 08H45 : « Evaluation de la compagne de dépistage du cancer du sein dans la wilaya de Bejaia » H. Sebbane, Sage femme principale, DSP de Bejaia. • 08H45-09H00 : « Epidémiologie du cancer du sein » C. Mazouzi, Oncologie Médicale CHU de Bejaia. • 09H15-09H30 : « Bases anatomiques pour la connaissance de la glande mammaire » S. Boukouffa, laboratoire d’anatomie médico-chirurgicale, CHU Annaba. • 09H30-09H45 : « Examen clinique et dépistage du cancers du sein » C. Mazouzi, oncologie Médicale CHU de Bejaia. • 09H45-10H00 : « Anatomo-pathologie des cancer du sein » I . Chebout, Service anatomo-pathologie CHU Bejaia. • 10H00-10H15 : Débat • 10H15- 10H30 : Pause café Deuxième Séance Président de la séance : Pr Berkane Modérateurs : Pr Oudai, Pr Bouzidi, Pr Tliba  Communications ; • 10H30-10H45 : « Traitement médical du cancer du sein » R. Ait Ahcene, Oncologie médicale CHU Bejaia. • 10H45-11H00, « Traitement chirurgical du cancer du sein » B. Bellouze, Service gynéco-obstétrique CHU Bejaia. • 11H00-11H15 : « Prise en charge des lymphoedeme post-mastectomie. A. Zioud, Service de Médecine Physique et de Réadaptation Fonctionnelle, CHU Bejaia. • 11H15-11H30 : « Prise en charge psychologique des patients atteints du cancer du sein : Expérience de la cellule d’accueil et d’orientation, CHU Bejaia. B. Boudrahem, psychologue clinicienne ; N. Zaidi, Responsable de la cellule. • 11H30-12H00: Débats Clôture de la journée Bureau de l’Information, de la Communication et d’Audio-visuel du CHU de Bejaia. '

CHU Béjaia Le 27-10-2015

Rapport sur les premières rencontres d’otoneurochirurgie et d’ORL de Bejaia

'Sous, le haut patronage de Monsieur le Ministre de la sante , de la population et de la réforme hospitalière et sous l’égide de la société algérienne d’otoneurochirurgie et d’ORL (SAONORL) et la participation effective du CHU de Bejaia, la faculté de Médecine de Bejaia et l’université de Bejaia s’est tenue les premières rencontres internationales d’otoneurochirurgie et d’ORL à l’auditorium du Campus universitaire Targa Ouzemour de l’université de Bejaia, le 17 et 18 Septembre 2015. Cette manifestation scientifique a vu la participation de plus de 120 participants d’origine algérienne, française, libanaise, jordanienne et égyptienne qui ont chacun, dans son domaine a apporté son expérience et son savoir pour essayer de faire avancer les connaissances dans la chirurgie de la base du crâne et la surdité. Les moments fort de cette manifestation a commencé à 14h30 le 17 septembre 2015 : le professeur Boudjenah, chef de service ORL du CHU Bejaia a pris la parole pour souhaiter la bienvenue et les remerciements aux participants d’assister à ces premières rencontres. La seconde intervention était pour le président de la societé algerienne d’OtoNeurochirurgie, d’ORL et de chirurgie cervicofaciale, le professeur Zemirli, chef de service ORL du CHU Benni Messous d’Alger dont la totalité de son intervention ‘’ Messieurs les officiels ( Ministre, wali, DSP, DG du CHU, Doyen de la faculté de Médecine et Recteur de l’université), C'est au nom de tous les membres du bureau de notre société savante nationale la SAONORL et au nom de tous ceux qui représentent une association , un collège , un syndicat d'ORL et CCF et qui sont membres à part entière ou membres associes et constituant une seule grande famille que j'exprime la joie , le plaisir et la satisfaction, d'être parmi vous dans cette belle et coquette ville de Béjaia dont l'existence remonte à la période phénico-romaine elle s'appelait alors Saldae contemporain de Caesarea, elle devient la capitale de la dynastie des Hammadides au moyen âge et qui garde jalousement ses trésors matériels et immatériels enfouis dans la profondeur de son très riche passé millénaire et recouvert par une épaisse couche d'obscurantisme de la longue nuit coloniale . L'Algérie indépendante redécouvre progressivement et laborieusement la grandeur de sa civilisation d'antan et les grands hommes qui ont marqué leur époque dans tous les domaines pour ne citer que Sidi Boumediene Chaieb qui a résidé et enseigné pendant 25 ans au sein de son université mort lors de son retour vers sa ville natale Séville et dont le destin a voulu qu'il meurt et enterré sans avoir vécu un jour dans la ville de Tlemcen ou il est vénère comme le saint de la ville et sa région dont la tombe constitue un lieu de pèlerinage . Ce n'est qu'un juste devoir de mémoire pour les habitants de Bejaia et un droit de savoir pour ceux de Tlemcen et une vérité pour tout un chacun de nous qui ne sommes d'aucune des deux villes. À cette époque, Bejaïa était, avec Tolède et Séville, le plus grand centre intellectuel du monde arabe, où résidaient des savants comme le géographe Al-Idrissi, Ibn Hammad, Ibn Battûta, le grand mystique Ibn Arabi, Sidi Bou-Saïd, Abd al-Haqq al-Ishbili et Abu Hamid al-Sarir. Ibn Khaldoun (1332-1406), historien, philosophe et diplomate, chambellan auprès du sultan Hafside Abu Abd Allah, y a vécu et y a rédigé une partie de son œuvre ; Ce grand penseur maghrébin Ibn Khaldoun devient Grand Vizir (Chamberlain) de Bejaïa pour le compte d'Abu Abdallah en 1365. Il officiera également à la Mosquée de la Kasbah de la ville. À la mort d'Abû `Abd Allâh en 1366, la ville de Bougie tombe entre les mains d'Abû al `Abbâs, souverain hafside de Constantine. Le déclin de la dynastie Hafside entraîne celui de la ville. Bejaïa a également joué un rôle important dans la diffusion des chiffres arabes en Occident. En 1202, Leonardo Fibonacci, mathématicien italien, en rapporta les « chiffres arabes » et la notation algébrique C'est pour nous tous un grand honneur que d'être parmi vous dans cette université qui a rayonné pendant des siècles pour tomber dans l'oubli et comme le phénix, elle renaît de ses cendres. Qu'il me soit permis de vous exprimer mes émotions et manifester mon bonheur d'être celui qui a participé personnellement à la validation de la faculté de médecine de Bejaia et avoir fait l'état des lieux pour que les hôpitaux soient érigés comme CHU il y a une dizaine d'année en ma qualité d'inspecteur en sciences médicales . Pouvais-je ne pas cautionner le projet d’alors en visitant l’université de la ville où la bibliothèque bondée de la jeunesse estudiantine était ouverte jusqu'à minuit. Je ne peux que m'enorgueillir et être fier de voir en ce jour la réalisation de ce qui était alors que projets. Je ne peux qu'être comblé que de voir le Pr Farid Boudjenah dont j'ai eu l'insigne honneur d'être son directeur de thèse être à la tête de ce service hospitalo universitaire et qui en l'espace de quelques mois il a su insufflé un souffle nouveau de la spécialité à la ville et ses habitants . Enfin je terminerai en affirmant que cette rencontre scientifique est rehaussée par des participants nationaux et internationaux d'un très haut niveau d'expertise et félicitation pour le Pr Boudjenah qui a un très bel avenir devant lui . Aux âmes bien la valeur n'attend point le nombre d'années et que pour une première ce fut un coup de maître’’. Après ces faits historiques les vices recteurs et le Doyen de la faculté de Médecine de Bejaia ont annoncé l’ouverture officielle des travaux. Le débat a commencé par une communication orale d’un jeune maitre-assistant en anatomie venu du CHU de Annaba, le docteur Imekraz Sofiane, élève du professeur Danoune qui nous a transportés en virtuel dans la boite crânienne par une méthode ingénieuse conçue par lui et son maitre au laboratoire d’anatomie d’Annaba. Les communications orales et les conférences de haut niveau, ce sont succédés sur un ordre qui permettait à l’assistance de suivre les débats et demander des explications en français, en anglais comme la communication sur une technique de chirurgie de la base du crane par le professeur Ait el Bachir ou en anglais et en Arab dans la communication sur l’exploration du vertige du professeur Mohamed Chabana d’Egypt et président de l’Arab Board of Audiology. D’autres communications sur le thème principal de la journée ont également attiré l’attention de l’assistance comme la communication sur la génétique dans la surdité d’une doctorante qui est venue du laboratoire de génétique de l’USTHB de Bab Ezzouar, la communication du Docteur Mansouri du service ORL de Bab el oued sur les surdités congénitales et les assistant du professeur Salhi, chef de service ORL de l’hôpital central de l’armée qui ont souligné les caractéristiques de la surdité en milieu militaire puis c’était le tour de deux spécialistes de la surdité de rapportér leur expérience. C’est d’abords le professeur Boudjenah qui a souligné la nécessité d’adopter un dépistage universel de la surdité à la naissance et de continuer de suivre ces enfants pendant toute la période d’apprentissage du langage puis c’était le tour au professeur Elias El Zir du Liban. Le Pr. Elias El Zir est expert auprès de la commission santé de l’union européenne et qui a déjà participé à la préparation d’une licence d’audioprothèse à l’institut de pédagogie de l’hôpital Nefissa Hamoud d’Alger. IL a souligné la nécessité de prendre en charge la surdité du sujet âgé, moyen de retarder l’apparition d’Alzheimer, et l’utilisation des moyens technologiques dans ce but comme l’étude des potentiels évoqués auditifs. Après un long débat qui a suivi ces communications orales, la séance est levée pour reprendre le lendemain et les participants ont été conviés à un diner offert grâce aux sponsors. Les moments forts de la deuxième journée (18 septembre) a commencé par une table ronde animée par le professeur Djennaoui, chef de service d’ORL du CHU Mustapha Bacha, qui pour rappel est le président de la commission nationale chargée de l’évaluation de l’implatation cochléaire en Algérie. Le Pr. Djennaoui et le panel ou l’on remarquait les interventions pertinentes des professeurs Zemirli et kherroubi ont tous apportés leur propre expérience sur la surdité de l’adulte. Les interventions qui ce sont succédées étaient également d’un grand intérêt scientifique et pour l’amélioration de la sante de la population. C’est ainsi que nous avons assisté à l’intervention du Professeur Saheb, Chef de service d’ORL du CHU Tizi-Ouzou sur les sinusites qui peuvent s’étendre vers la base du crâne. Les communications des assistants du Professeur Djilali ayad, les docteurs Megharbi et Saadaoui. Le dernier intervenant était le Pr. Shabana sur l’épineux problème des bourdonnements d’oreille. Les travaux sont terminés à 14 heures après un long débat entre les différents intervenants. Parallèlement à ces communications orales, une séance e-poster, pour la première fois en Algérie, a été organisée dans le hall de l’auditorium. L’e-poster est un poster électronique envoyé avant le début des journées scientifiques et il affiché pendant les journées sans que le communiquant est à déplacer le poster imprimé avec lui. Pr.Farid Boudjenah Chef de service ORL du CHU Bejaia, Président du comité d'organisation Mail: boujenah_f@yahoo.fr Fax: +213 (0) 34 220 912 Bureau de l’Information, de la Communication et d’Audio-visuel du CHU de Bejaia'

CHU Béjaia Le 26-10-2015

Condoléances

' Docteur DEBEZ Mohamed Chirurgien pédiatre, Annaba Un ami, un frère et un collègue vient de nous quitter ce mardi 20 octobre 2015 à Annaba. Docteur Mohamed Debez, chirurgien pédiatre qui nous a marqué par son sourire, sa voix chaude et son humanité que lui reconnaissent ses patients et ses pairs. Notre cher Docteur DEBEZ repose en paix, nous te porterons à jamais dans notre cœur. Nos sincères condoléances et pensées vont à madame DEBEZ et à vos enfants : Nesrine, Abderrahmane et Nour Eddine que Dieu leur donne la force de continuer sur vos traces. Pour la communauté médicale, paramédicale et administrative du CHUB Dr BOUDA Médecin chef de chirurgie pédiatrique CHUB ... إنا لله و إنا إليه راجعون ... Bureau de l’Information, de la Communication et d’Audio-visuel du CHU de Bejaia. '

CHU Béjaia Le 21-10-2015

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