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LUTTE CONTRE LA MALADIE ÉLÉPHANTIASIS Grande mobilisation citoyenne à Tichy


Le 20-08-2018

Prise en charge des malades au Centre hospitalo-universitaire de Béjaïa
Connue pour être une ville touristique, Tichy se singularise cet été avec une autre valeur, celle de la solidarité.
Les bonnes réussites font des émules. Après avoir réussi a prendre en charge une de leurs victimes de l'éléphantiasis, une maladie qui atteint le système lymphatique et peut entraîner une augmentation anormale du volume de certaines parties du corps, à l'origine de douleurs, de handicaps sévères et de stigmatisation sociale, Solid'art, une association entourée d'un collectif de bénévoles, prend son bâton de pèlerin pour réunir des fonds dans le but d'acquérir l'équipement nécessaire à la prise en charge des malades au profit du Centre hospitalo-universitaire de Béjaïa. Lors d'une conférence de presse animée hier à l'hôtel Raya de Tichy, le professeur Danoune, DG du CHU de Béjaïa, a estimé à 100 le nombre de cas en Algérie, dont trois à Béjaïa. «La filariose lymphatique, communément appelée éléphantiasis, est l'une des maladies tropicales, qui bénéficie actuellement de trois programmes de l'OMS», a-t-il déclaré, précisant que «l'infection se produit lorsque les parasites filaires responsables de la maladie, sont transmis à l'homme par des moustiques. Une infection qui provoque des dommages non apparents dans le système lymphatique». Cette maladie, ajoute-t-il, «se manifeste visiblement par des douleurs et défigurant gravement le lymphoedème, l'éléphantiasis et la tuméfaction du scrotum, n'apparaissent que plus tard dans la vie et peuvent entraîner des incapacités permanentes. Les sujets atteints ne souffrent pas uniquement d'incapacités physiques, ils sont également touchés par des troubles mentaux, et des problèmes sociaux et financiers qui sont autant d'agents de stigmatisation et de pauvreté».
La filariose lymphatique touche 120 millions de personnes dans le monde, dont un tiers en Afrique. Elle est due à des vers parasites filiformes transmis à l'homme par les piqûres de moustiques. Ces parasites microfilaires envahissent directement les réseaux lymphatiques les plus proches de l'inoculation (membres inférieurs le plus souvent, les organes génitaux, plus rarement les membres supérieurs ou les seins! La découverte de cette pathologie s'est faite, par le plus grand des hasards, en février 2009, dans le cadre des activités de l'association Kontacts qui séjourne une à deux fois par an à Kaya au Burkina Faso. Cette association apolitique, aconfessionnelle et sans vocation médicale s'efforce, depuis 15 ans, de mettre en relation dans un cadre scolaire, de jeunes Français et Burkinabés (ce mot est invariable). La ville de Kaya, 15000 habitants, est située à 100km au nord-est de la capitale, Ouagadougou. A Tichy, dans la wilaya de Béjaïa, ce sont les habitants qui récidivent après s'être mobilisés dans une vaste campagne de solidarité avec un jeune homme de la région, atteint de la même maladie pour collecter des fonds afin de le transférer à l'étranger pour des soins.
En effet, le jeune homme en question, Nadir Zemouri, âgé de 40 ans, était atteint d'éléphantiasis. Des jeunes, pleins d'entrain pour la bonne cause, se sont mobilisés avec succès. En France, à Saint-Denis plus précisément, une association à caractère social, Miroir et différence, présidée par Ourdia Aîbache originaire de Tichy, s'est mise de la partie en mobilisant la forte communauté kabyle implantée dans cette ville, où un gala de solidarité sera organisé le 15 octobre.
Au Canada, au Québec notamment, de jeunes émigrés de la région de Béjaïa se sont sentis pleinement concernés par le malheur qui frappe le jeune Nadir, en organisant des collectes pour pouvoir aider le malade dont l'état de santé nécessite une intervention en France.
Le malade sera par la suite pris en charge. Il est présentement en voie de guérison. Ce succès encourage le collectif. Lors du transfert de Nadir en France, Omar Aït Mohktar, coordinateur de citoyens algériens en France, accompagnateur du malade lors de son transfert en France, a fait une proposition au docteur Corine Bekker sur la possibilité d'accompagner l'hôpital de Béjaïa dans le traitement de cette maladie.
Elle accepte de venir opérer sur place, pour peu que les équipements soient à disposition, ce qui explique cette opération de collecte organisée par Solid'art de Tichy, indique Okba Bedahouche. Une opération parrainée par le chanteur Idir et autres vedettes de la chanson kabyle, qui ont animé plusieurs galas à Tichy et à Aokas. Soutenue par l'Office national des droits d'auteur et droits voisins, et d'autres opérateurs économiques, dont l'établissement Beaux-Rivages, cette opération avance dans de bonnes conditions, a-t-on rassuré hier. Il est dommage que quelques artistes invités ont exigé leurs cachets. Une fausse note en somme dans une opération de solidarité.

Par Arezki SLIMANI - L'Expression du Dimanche 19 Aout 2018

Bureau de l’Information, de la Communication et d’Audio-visuel du CHU de Bejaia.

Également au CHU

Rassemblement des internes au CHU de Bejaia .

'Une cinquantaine d’internes en médecine de la Faculté de Médecine de Bejaia ont observé un sit-in, ce matin dimanche, 13 Mars, suivi d’une marche vers le siège de la Wilaya. Cette manifestation des futurs médecins vient en solidarité avec leurs collègues du CHU de Sétif décédés lors d’un accident tragique survenu dans la wilaya de Boumerdès. '

CHU Béjaia Le 13-03-2016

Participation à la 3ème édition du Salon International des Expertises pour le Domaine Hospitalier.

'Le Centre Hospitalo-Universitaire de Bejaia a marqué sa présence au Salon International des expertises dans le domaine hospitalier intitulé « ALMOUSTACHFA », initié par l’Agence Nationale de Gestion des Réalisations et des Equipements des Etablissement de la Santé (AREES), sous la tutelle du Ministère de la Santé de la Population et de la Réforme Hospitalière en partenariat avec Agency Events. L’événement regroupe chaque année plusieurs opérateurs économiques activant dans le domaine de la santé ainsi que l’ensemble des établissements publics à savoir les Directions de Santé de Wilaya et les CHU du pays. L’ouverture des journées a été caractérisée par la visite du ministre de la santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière en l’occurrence Monsieur Abdelmalek Boudief. Lors de son passage au stand du CHUB, Monsieur le Ministre a reçu plusieurs explications notamment autour des activités du CHUB et l’hospitalisation à domicile. Le patron du secteur a tenu en cette circonstance à remercier tous les acteurs qui se sont impliqués dans la dynamique positive menée par le CHUB en promettant des projets avenirs qui allégeront les souffrances de nos malades. Enfin, il donne rendez-vous pour une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bejaia. Bureau de l’Information de la Communication et de l’Audio-Visuel du CHU de Bejaia.'

CHU Béjaia Le 15-02-2016

Le cancer du rectum et du colon en progression d'année en année en Algérie (experts)

'6.000 sujets nouveaux atteints du cancer colorectal sont annuellement enregistrés en Algérie, ont révélé des praticiens spécialistes de la pathologie réunis en colloque national à Bejaia pour faire le point sur la situation mais aussi pour préconiser un "plan d'attaque" se prédestinant a en réduire l’incidence. "Depuis une dizaine d'années, il n y’a pas eu une augmentation de l’incidence de ce type de cancer", a souligné le professeur Berkane, chef du service en chirurgie Générale au C.H.U de Bejaia qui en attribue la cause à beaucoup de facteurs dont le plus significatif reste "les changements alimentaires de la population". "On mange de façon différente qu’il y’a quelques années. On suit les régimes des pays développés et forcément on les suit dans l’incidence du cancer", a-t-il relevé, estimant toutefois que "l’Algérie reste à un niveau médiane, à une incidence ni forte ni faible". Pour autant, y voit-il, il y’a un effort à faire en matière de dépistage, donc, de survie voire de guérison car, a-t-il indiqué, notant que "70 % des malades sont diagnostiqués à un stade tardif, à un stade avancé (III et IV) déjà métastatique où les chances de guérison sont quasi-nulles". Le professeur Berkane, n’a pas manqué dans ce sillage de mettre en relief l’impact financier et médical des prises en charge à ce stade de la maladie, dont le traitement passe souvent par la chimio ou la radiothérapie, jugée à la fois lourds et coûteux. Abondant dans ce sens, le professeur Bouzid, chef de service au CPMC Alger (centre Pierre et Marie Curie), n’a pas manqué de souligner l’importance précoce du dépistage individuel ou ciblé, notamment pour ce qui est des populations à risque (hérédité ou familial) sur lesquels il est impératif d’axer l’effort. "Un gastroentérologue peut d’emblée prendre en charge l’apparition des lésions, et des polypes". "La recherche du sang dans les selles est un signe d’inquiétude. Une endoscopie est nécessaire", a-t-il soutenu, relevant toutefois qu'"il est dommage de faire la recherche (sang dans les selles puis d’attendre six mois pour faire le reste (endoscopie)", estimant que l’attente doit se faire dans la quinzaine. Le professeur en a profité pour aborder l’importance du plan anti-cancer, adopté en 2012 à l’initiative du président de la république, ne manquant de souligner la décision gouvernementale de maintenir en l’état les dotations qui lui sont destinées. "Il y’a 180 milliards de dinars qui lui sont affectés. Il n’y aura pas de restrictions", a-t-il souligné. Les travaux de ce congrès sont prévus sur deux jours et devraient être couronnés à terme par des recommandations, visant la prise en charge de cette pathologie et l’amélioration des dispositifs qui lui sont consacrés qu’il s’agisse de dépistage, de préventions ou de traitement. Bureau de l’Information, de la Communication et d’Audio-visuel du CHU de Bejaia. Source : APS'

CHU Béjaia Le 01-02-2016

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